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“C’est tout le système du PS qu’il faut rebooter !”

Jeudi, octobre 30th, 2008

[Repris de www.lexpress.fr ]

“C’est tout le système du PS qu’il faut rebooter!”

Par Thierry Dupont, mis à jour le 29/10/2008 19:00 - publié le 29/10/2008 19:00

Où en est le parti socialiste vis-à-vis des nouvelles technologies? A-t-il intégré de nouvelles formes de débat interne et de militantisme? L’avis de Maurice Ronai, fondateur en 1998 d’une section virtuelle du PS, et de Benoît Thieulin, ancien animateur de la campagne en ligne de Ségolène Royal et créateur de la Netscouade.

 

En 2003, vous estimiez que “les partis apprennent plus le Net dans les batailles internes que dans les campagnes électorales”. Vous maintenez?

Maurice Ronai: Dans les campagnes électorales, les partis disposent de fonds publics qui leur confèrent moyens et personnels. Ce n’est pas le cas pour les congrès et les batailles internes, où il faut alors faire preuve d’inventivité.

Pour le congrès de Reims, les différentes motions, les courants et les écuries présidentielles utilisent plus ou moins bien le Net mais ils l’utilisent tous de manière beaucoup plus active que ne le fait le PS en tant qu’appareil. A l’exception d’Utopia, les motions en lice ont toutes utilisé Internet pour faire connaître leur texte, recueillir des signatures et animer la campagne.

Le pôle écologique, dont nous sommes signataires, se distingue car il a mis en place un véritable réseau social qui ressemble un peu à ce que fait Barack Obama aux Etats-Unis avec www.my. barackobama.com. Les gens s’inscrivent, signent la motion et entrent dans un espace où ils peuvent communiquer entre eux, se contacter. C’est un nouveau militantisme, transversal, sans hiérarchie.Benoît Thieulin: L’utilisation d’Internet dans une bataille politique est souvent inversement proportionnelle aux moyens qui sont alloués aux mouvement et à leurs capacités de mobilisation. Le fait que Benoît Hamon soit un des rares politiques à “twitter” lui donne un avantage assez fort dans la blogosphère politique: on le suit et on l’écoute davantage que ce qu’il pèse en réalité au sein du PS.

Mais pour vous, l’utilisation du Net n’est pas un choix par défaut…

BT: Non, le choix de ces technologies change la manière de faire de la politique et c’est un levier pour faire venir des gens qui ne s’y intéressaient plus. Le “militantisme de papa” où l’on venait chaque semaine en section écouter un discours un peu langue de bois pendant deux heures, en se disant qu’à l’usure on décrocherait un poste, est en voie de disparition.

Le militantisme d’aujourd’hui est plus à la carte, plus affinitaire et le découpage exclusivement territorial est dépassé. On trouve dans les sections des personnes qui se passionnent peu pour les enjeux locaux. En revanche, elles ont envie de vrais débats sur une ou deux thématiques nationales qu’elles maîtrisent et sur lesquelles elle trouvent, du coup, le niveau de réflexion assez faible. Une organisation de type réseau social permet de les accueillir.

Au PS, il devrait y avoir, à côté de l’organisation territoriale qui reste nécessaire, une structure entièrement numérique où, une fois inscrit, on peut choisir d’appartenir à tel ou tel groupe thématique.

MR: C’était l’intuition de départ de Temps Réels, la section virtuelle du PS. Depuis septembre 1998, elle réunit des gens vivant à Paris, à Bruxelles ou en Californie pour discuter des enjeux du numérique, qui touche à l’éducation, à l’économie, à la réforme de l’Etat ou aux libertés publiques. Un grand nombre de gens qui ont rejoint Temps rééls travaillent dans l’Internet, les télécoms et l’informatique. C’était un laboratoire de ces nouvelles formes d’engagement  thématique que l’on retrouve aujourd’hui dans les ONG ou les associations. La déception est que le PS n’est pas capable de l’intégrer, ni de l’étendre à d’autres domaines, comme l’éducation ou la santé…

Le PS est-il au clair sur les questions liées aux nouvelles technologies?

MR: Toutes les motions notent que nous évoluons vers une société et une économie de la connaissance et qu’il faut s’y préparer. Mais il persiste des tensions et des controverses que le PS a du mal à problématiser.

A propos de la riposte graduée, on trouve aujourd’hui un spectre incroyable de positions, qui vont du soutien affirmé, comme l’a fait récemment François Rebsamen, jusqu’à sa critique radicale. Le parti a constaté cette crise mais il n’a pas su créer les conditions d’un débat pour rendre les arbitrages nécessaires. Quelle conception du droit d’auteur, plus ou moins ouverte ou traditionnelle? Quelle attitude vis-à-vis des brevets sur les logiciel ou sur le vivant?

On voit s’affronter deux approches de l’économie de la connaissance, l’une qui favorise les libertés numériques, l’autre qui reste assez prisonnière des grands acteurs ayant des stratégies de contrôle et de verrouillage en s’appuyant sur leur portefeuille de droits et brevets.

Vous êtes tous deux signataires de la motion du Pôle écologique. En quoi l’écologie politique et la révolution numérique convergent-elles?

MR: Il existe plusieurs problématiques communes aux écologistes et à ceux qui s’intéressent de près aux questions numériques. L’une d’elles, c’est l’idée du bien commun: l’air, l’eau mais également les logiciels, les connaissances… Chacun par son cheminement, nous en venons à critiquer les dérives du système des brevets, sur le vivant comme sur les logiciels.

Nous partageons également une même confrontation à la technologie, qui ne fait pas partie de la grammaire habituelle des socialistes. Dans la tradition du PS, la question technique, c’est l’intendance, ce qui est important, ce sont la loi ou les rapports sociaux. Que la technologie puisse changer le monde, ou du moins que ce soit l’un des principaux éléments, n’est pas présent dans la réflexion.

BT: Depuis des années, le PS peine à réinventer une vision du monde dans laquelle il fixe des objectifs forts de transformation. L’écologie politique et la révolution numérique portent de nouveaux clivages, qui parfois se répondent, par exemple pour encadrer le pouvoir du marché.

Privilégier les circuits courts et une forme de reterritorialisation de l’économie, prônée très fortement par l’écologie politique, deviendra en pratique beaucoup plus massif à partir du moment où l’on aura Internet comme outil de régulation pour rapprocher l’offre et la demande.

Plus prosaïquement, Internet évite de nombreux déplacements et transports. C’est pourquoi il y a une cohérence à rapprocher les deux problématiques, même si ce n’est pas dans la tradition socialiste. Cela dit, même les caciques du parti disent que le “logiciel” doit être rénové! Je pense que c’est tout le système du PS qu’il faut rebooter.

A partir de quel score le congrès de Reims sera-t-il un succès pour votre texte?

BT: Notre premier succès, c’est d’aller jusqu’au stade de la motion, ce qui nous permet d’accéder à la tribune. Sur les deux enjeux essentiels qui nous projettent dans le XXIe siècle, les écologistes du PS et nous-mêmes en avons eu assez d’être d’un sous-chapitre dans les motions, de voir, pour les uns, le parti se peindre en vert à l’approche d’une élection et, pour les autres, de pondre une énième note sur le fait qu’Internet, c’est fondamental. On espère simplement que notre motion dépassera les 5% et apporter un peu de fraîcheur dans un congrès qui en manque singulièrement.

Au Comité 748, la votation pour Reims a commencée

Vendredi, octobre 3rd, 2008

Et, les résultats s’affichent en temps réel …

Cette votation durera jusqu’au Congrès !

votation

La Crise Team de l’Elysée !

Mercredi, octobre 1st, 2008

Crise Team

[from LePost.fr ]

Le logo des JO 2008 …

Mercredi, avril 9th, 2008

JO 2008C’est clair que derrière tout logo il y a un concept créatif. Pour le logo des Jeux Olympiques 2008 à Beijing on peut y voir le marathonien franchissant la ligne d’arrivée, ou encore l’athlète victorieux faisant son tour d’honneur …

D’autre y voient un message plus politique sur les pratiques de “crowd control” utilisés en Chine Populaire. Je vous laisse aller consulter le blog de Vincent Chow sur le sujet qui nous montre qu’une petite série de dessins vaut mieux que 1000 mots.

Concept creatif pour le logo des JO 2008

Bon, pour vous cultiver sur le sujet ou simplement vous rafraichir la mémoire dans cette période de préparation de cette grande fête populaire, je vous conseil un petit coup d’oeil aux affiches d’Amnesty International sur le thème “China is getting ready” à propos des disciplines Boxe, Lutte et Tir sportif.

Entrainement chinois au tir sportif pour les JO 2008

Vous voulez mon sentiment ? Sur cette dernière affiche, Amnesty connait mal le sujet : les distances de tir olympiques sont de 10 mètres avec des armes à air comprimé, 25 mètres et 50 mètres en calibre 22LR. Visiblement, l’affiche montre un tir à bout portant qui n’est donc pas règlementaire dans un cadre olympique.

Enfin … de toute façon, tout cela n’est que fiction car, nous le savons maintenant grâce à Jean-Luc Mélenchon, il n’y a jamais eu d’invasion chinoise du Tibet !

Le pouvoir d’achat sous Sarkozy

Vendredi, février 15th, 2008

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Sarkozy, ou la folie des glandeurs

Jeudi, janvier 24th, 2008

Tel un astre venu de son firmament, entouré de ses satellites ministériels et préfectoraux, le président de la rèpe a fondu matutinalement mardi 22 janvier sur un “grand ensemble” de Sartrouville, non loin de Paris, pour y porter sa bonne parole. Entendu ces quelques mots rapportés par la presse audiovisuelle, lors d’un bref échange avec des “djeunes” présents sur place et tout ébahis* : son “plan banlieue” leur donnera l’occasion de travailler et d’avoir une formation, “parce que la vie c’est pas de glander”. Nous ne ferons pas de commentaire sur la syntaxe du président, ni sur la pénétration de sa pensée, mais seulement sur “glander”, verbe d’une rare élégance devenu décidément un fleuron du vocabulaire gouvernemental.

Le gland est d’abord le fruit du chêne, ne l’oublions pas, et ce mot nous vient du latin : glans, glandis, et de bien plus loin, en fait, les linguistes le rattachant à la racine indo-européenne gwele. Dès l’époque latine, il avait développé aussi le sens d’”objet en forme de gland”. Son emploi anatomique date du XVIe siècle, et nous le devons à Ambroise Paré. Son sens figuré d’”imbécile” est venu encore plus tard, et le Robert historique compare le glissement progressif du sens, à première vue obscur, à celui qui a fait passer de “couille” à “couillon”. Le “droit de glandée” était aux âges féodaux le droit de ramasser des glands dans les chênaies seigneuriales (plus précisément d’y faire paître les porcs). “Manger des glands” était dans l’esprit des hommes des Lumières l’image même de la sauvagerie primitive. Glander est né au XIXe siècle, mais il n’a longtemps signifié que “ramasser des glands”. Le sens actuel, “attendre en vain” n’est attesté qu’en 1941 (avec une forte connotation sexuelle : comme “branler”), et glandouiller, autre parangon du verbe gouvernemental, daterait de 1938. Nous laisserons de côté glandage, glandule et glanduleux, qui existent, mais n’ont pas encore été intégrés dans le discours élyséen.

En conclusion nous dirons qu’un nouveau droit du peuple est dans le collimateur du pouvoir, le “droit de glander” ! Mais que les djeunes pourront toujours répondre avec superbe au président, en paraphrasant F. Mauriac : “Le vrai glandeur ignore les offenses des petits”*.

——-

* On en entend juste un, qui semble acquiescer et dit : “oui, ça craint”, dans un remarquable emploi intransitif d’un verbe traditionnellement transitif.

* “La vraie grandeur ignore les offenses des petits.”

image (cliquable) : droit de glandée, ou “paisson” (Très riches heures du duc de Berry, Musée Condé, Chantilly). 

[repris de Langue Sauce Piquante]

Commission Attali : relance de l’immigration ?

Vendredi, janvier 11th, 2008

Selon Le Figaro, et avant la publication officielle de son rapport …
La commission Attali recommanderait de relancer l’immigration.

Attali

Relance de l’immigration et suppression «progressive» des départements figureraient parmi les principales recommandations de la commission pour la libération de la croissance présidée par Jacques Attali, selon «Le Figaro».

LIBERATION.FR : jeudi 10 janvier 2008
Voilà la première information sensée émanant de la présidence Sarkozy.
A SUIVRE

Conférence de Presse Sarko-Roi : la réponse de Ségolène

Mercredi, janvier 9th, 2008

Je copie le mail que nous avons reçu.

 

Le 8 janvier 2008

Chers Amis,

J’ai reçu la presse en réponse à la conférence de presse de Nicolas Sarkozy. À cette occasion, j’ai déploré le manque de propositions concrètes sur le pouvoir d’achat et j’ai avancé les propositions urgentes suivantes :

  • Revenir sur le paquet fiscal afin de doubler la prime pour l’emploi, pour revaloriser le travail de salariés modestes et d’augmenter leur pouvoir d’achat,
  • S’attaquer aux secteurs de la grande distribution en supprimant les ententes implicites entre les enseignes et les marges arrières,
  • Réformer l’indice des prix,
  • S’attaquer aux tarifications bancaires abusives (surendettement, crédit revolving, etc.)


J’ai montré à la presse le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy et j’en ai relu les engagements dont on attend toujours la réalisation et notamment, je cite, page 9 : « J’augmenterai de 25% le minimum vieillesse et je revaloriserai les petites retraites ».

Compte-tenu de la situation de la France, nous attendions beaucoup de ces voeux. Le temps des illusions se termine, celui de l’inquiétude commence.

Le moral est au plus bas, les jeunes sont les plus pessimistes de l’ensemble des pays de l’OCDE, la désillusion fait place à l’inquiétude :

  • la vie chère,
  • les petites retraites,
  • le prix excessif de l’alimentation et de l’énergie.


Je me suis étonné de l’absence de bilan de ces huit derniers mois. Nicolas Sarkozy s’est pourtant toujours revendiqué d’être « en première ligne ».

On a donc un président « commentateur » de son inaction, de la « commissionnite aiguë » (plus de 100 commissions ont été créées depuis son élection, tous ministères confondus), un président du commentaire de l’exaspération.

En réponse aux questions des journalistes :

  • Sur la fin des 35 heures, en écho aux déclarations des organisations syndicales, j’y vois une “forme de provocation et une forme d’improvisation” : une forme de provocation parce que cela préfigure en fait la fin de la durée légale du travail, une forme d’improvisation parce que cela met par terre une de ses principales propositions
  • Sur la suppression des recettes publicitaires pour l’audiovisuel public, j’ai constaté, suite à cette annonce, la hausse de 12% de l’action de TF1 à la bourse de Paris (puisque cela constitue une manne publicitaire supplémentaire pour les chaînes privées). Tout cela est-il bien moral ?


Je serai jeudi et vendredi au contact de la population dans ma région, puis samedi à Saint-Brieuc pour soutenir Danielle Bousquet, candidate aux élections municipales, et enfin le 15 janvier à Strasbourg.

À très bientôt,
Amicalement,

Signature

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“Je” voeux : l’égo de Sarkozy

Mercredi, janvier 2nd, 2008

Dans son blog “Technologies du Langage“, Jean Véronis est toujours pertinent.

Il fait, cette fois-ci, une analyse des voeux de Sarko (vous savez, l’homme qui prend l’avion pour ses vacances que sur une seule compagnie : Air Bolloré …).

Comme à chaque fois, éclairant et lumineux !

voeux_sarkozy09 

Et ça remotive, d’autant, notre vigueur d’opposant. Sous l’hyper activité, cet homme est, probablement, fou !

Il est urgent de reprendre notre combat, notre rôle d’opposants maintenant. Ou je crains les dégâts que nous aurons à traiter après de 10 ans de “JE” …

Guy Birenbaum trouve que Ségolène a fendu l’armure

Mardi, décembre 18th, 2007

slp-royal-2

Trop tard, certainement …

Mais ce qui est intéressant dans le long compte-rendu de la rencontre qu’il a eu avec elle, c’est cette phrase de fin de Guy Birenbaum (texto …) :

“D’autres occasions se présenteront sûrement.

Parce que j’ai comme l’impression que nous n’en avons pas du tout fini avec Ségolène Royal.”

Lisez, le compte-rendu est bien écrit et fait renaître de l’espoir.